mercredi 7 janvier 2015

Le gras de bacon, un petit geste, mais un grand bénéfice


Jusqu'où me suivrez-vous avec ces salades à marcher sur les coquilles? C'est parce que j'ai enfin trouvé une façon d'exprimer mon point de vue au sujet du souci du détail.
Je vois souvent les gens, qui d'ordinaire ont l'esprit très ouvert à la protection de l'environnement, jeter de menus articles à la poubelle. Ce sont des enveloppes, des bouchons de métal, une bouteille de plastique consignée. L'objet est embarrassant même si petit, mais il est hors de question de la traîner quelques mètres de plus; la gourmande poubelle ne se plaindra jamais qu'on la nourrisse de ce précieux repas.
Pourquoi alors vous entretenir au sujet d'un ridicule article qui à lui seul ne causera pas la destruction des milieux naturels de la municipalité! C'est parce que j'ai trouvé un type de rebut qui cause un sacré émoi au sein des services publics. J'ai nommé le gras de bacon.
Vous avez certainement vu comme moi des photos, propagées à l'aide de nos médias sociaux, qui montrent des chantiers complets, creusés pour déboucher les canalisation d'égouts. Les internautes accompagnent ces photos de grands avertissements : « Oh mon soupir, ne jetez pas vos restes de cuisson matinale de porc salé dans le lavabo! » Ils ont raison.
Avez-vous remarqué qu'il ne s'agit que de quelques millilitres de liquide bouillant dont il est question dans nos habitudes, ce à raison de quelques fois par semaine. Car il faut se rappeler que les œufs et le bacon ne sont pas recommandables de façon quotidienne dans une alimentation équilibrée. Le sujet est très scientifique et diététique.
Je veux plutôt insister sur la raison qui nous pousse à tenir compte des effets néfastes sur l'environnement au sujet d'un élément aux allures très inoffensives. L'équivalent d'une demi-gorgée de gras de bacon, une fois tous les trois jours, peut infliger de graves dégâts à la canalisation de votre municipalité. Personne ne sonnera à votre porte pour vous le reprocher et aucune enquête médicale ne sera faite à votre intention. Et en plus ce gras est biodégradable!
Ça va, on le savait déjà, ma grand mère m'a montré comment me servir d'une boîte de conserve pour me débarrasser du liquide, une fois solide et le mettre aux ordures, le dossier est clos!
Ici je sens qu'il faut porter une attention à tous les menus objets qui semblent destinés au dépotoir, ou à la rue – Dieu ait son asphalte en pitié. Je pense qu'il nous faut prendre le même regard soucieux avec une petite enveloppe, un bouchon de métal ou une bouteille de plastique, qu'avec le gras de bacon. Il faut le conserver jusqu'à lui trouver un réceptacle le plus approprié possible. Ainsi on pourra espérer qu'il soit recyclé. Ensuite, ce sera aux services concernés à en assumer la charge; on ne sait exactement quel est le véritable chemin d'une matière recyclable, mais au moins on aura eu le loisir d'avoir aidé au cycle de vie de cet article.
Car lorsqu'on met le dit article à la poubelle, en apparence insouciante et gourmande, il se produit un cercle vicieux, comme on le connait depuis l'ère industrielle, cheminement horrible qui a si bien gâché notre vie. À ce moment là le rebut est certain de se diriger vers le dépotoir auquel la poubelle est garante. L'objet lancé à la casse sera à coup sûr nouvelle constituante d'une immense montagne, existante ou en progrès, hyper-toxique par dessus le marché.
J'espère vraiment avoir mis le doigt sur un élément comparatif qui saura sensibiliser les derniers citoyens pour qui un petit déchet est plus petit, que déchet.

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