Plus de doute,
on a vraiment une piste avec cela.
De tout le
temps où j'ai bâti l'organisme Qui ne jette rien et
même avant, en me préoccupant de la réduction des déchets, j'ai
tenté de sensibiliser mon entourage et plein de monde sur ce problème.
Les gens, monsieur et madame Tout-le-monde
se trouvent bien embêtés lorsqu'on leur parle de réfléchir avant
de mettre un objet aux ordures. Enfin, ils sont très content de
savoir que les services de la ville leur donnent un beau bac de
recyclage; ce bac permet de se laver les mains des problèmes
environnementaux! On ne sais pas où vont les papiers et plastiques
qu'on y jette, mais on a fait tout de même un premier effort pour sauver la planète. Mais
ceci est un autre débat.
Je
vais expliquer ma dite piste selon un plan d'affaire que j'ai élaboré
il y a plusieurs années de cela, un service de serviettes lavables
pour les restaurants d'un centre d'achat.
Je
n'ai certainement rien inventé, tout le quartier chinois de Montréal
et tous les restaurants qui respectent leur clientèle un tant soit
peu utilisent déjà de très bonnes serviettes de table en tissus.
Personne ne se plaint de l'hygiène de cet ustensile, pas plus que la
propreté de son bol à soupe. Mon service visait une
clientèle plus large, peut-être décupler l'efficacité du geste
écologique. Il fallait instaurer un local pour laver les tissus et
un employé pour s'occuper de les fournir et de les laver. Longue
histoire courte ça ressemble à ça.
De
multiples réactions ont épicé la recherche de mon projet, et ça
ressemblait surtout au fait qu'on ne veut pas utiliser le Kleenex de
quelqu'un qui s'est mouché dedans. C'est grossier comme approche,
mais ce commentaire revient souvent.
Je
vais vous dire, l' « éco-freak» que je suis ne reviendra
jamais sur l'utilisation des mouchoirs lavables qui ont fait tant
souffrir nos ancêtres, (les mères surtout). On a tant entendu
d'histoires de mères qui, à l'aide de planche à laver, devaient
décrotter tout ça, et j'arrête là une poésie scatophile qui
pourrait me mener loin... Enfin je crois que les hommes de ces femmes
ont dû évaluer cette activité comme une passion pour leur épouse,
avoir le choix entre le fouet et les résidus nasaux, je me demande
lequel me fait plus vomir?
Une
alternative serait simple, il faut faire la liste des résidus dont
on est obligé de se débarrasser totalement dans notre vie courante.
Le premier exemple si bien pré-cité en prose est le second sur la
liste, juste avant les restes corporels que l'on évacue par le bas
du corps. Ensuite il y a... plusieurs autres choses, et ceci est la
fin de la citation.
Mais
j'aimerais qu'on envisage de prendre soin de certains résidus assez
inoffensifs comme la nourriture prise coin de la bouche que l'on
essuie doucement avec un le premier artéfact dont on dispose. Cette
miette de pain, ou cette trace de lait n'envenimera personne. En
utilisant une serviette lavable, et lavée, on arrive à s'essuyer
les contours buccaux de façon très efficace. En fait, ces pièces
de linge sont si bien tissées que certains ménages n'hésitent pas
à les remettre avec le couvert après les avoir secouées et repliées.
Cette dernière pratique est étonnante, mais en pratique très
sécuritaire.
Bon voilà, j'ai entamé la
discussion, on pourrait aujourd'hui dresser la liste des articles
qu'il est possible de réutiliser pour enfin établir une véritable
réduction de nos achats inutiles, et tout le monde est le bienvenu à
contribuer à cette recherche.
Il
faut aussi penser à comment nous pouvons créer une synergie. Une
pratique comme celle de l'utilisation de serviettes de table lavables
ne doit pas se limiter à une communauté fermée du reste du monde,
pointée du doigt pour des pratiques jugées insalubres. Nous devons
démontrer que cette habitude est faisable, enviable, enfin donner le
goût aux gens de tenter l'expérience.
Nos aspirations écologiques ne sont
pas si loin de nos habitudes; il suffit de les prendre comme des
cornes dans nos expressions favorites. Va pour la poésie...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire