vendredi 22 mai 2015
Génération Rafale?
Voici ce que je m'apprêtais à écrire à MM. Heurtel lors de la chronique 8 de Génération R.
J'ai réfléchi à la conversation que nous aurons lorsque vous me donnerez rendez-vous. Quand je pense à actions, je pense à affaire, car c'en est une. De quelle façon Génération R pourrait-elle rendre la réduction des déchets efficace?
Je vous proposerai de réunir une équipe pour déclencher une étude très efficace et rapide. Après seulement quelques mois nous serons en mesure de prendre en main un projet pour tester la méthode retenue selon ladite étude en chantier.
Je vous rappelle que les perspectives de Génération R regardent tant la dépollution de la terre, de l'eau que de l'air. Je sais qu'une telle démarche aura des conséquences sur l'ensemble des secteurs d'activité de notre société, aussi pour les relations que nous entretenons à l'étranger. Mais tout le monde ainsi que le milieu de l'industrie s'entend depuis mercredi dernier, le 20 mai 2015, il est temps de prendre l'environnement en main. La clé de Génération R aujourd'hui rapporte en terme de profits, elle n'engendre pas de coûts à long terme. Par contre, si on continue à dormir comme maintenant, les coûts seront hors de portée, même pour nous.
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Oui, c'est la conclusion de l'étude de marché menée avec Génération R, les actions de réduction des déchets sont rentables, en 2015. Peut-être financerons-nous le retard que nous avons pris toutes ces années, suivez-moi et nous l'apprendrons ensemble!
mercredi 7 janvier 2015
Le gras de bacon, un petit geste, mais un grand bénéfice
Jusqu'où me suivrez-vous
avec ces salades à marcher sur les coquilles? C'est parce que j'ai
enfin trouvé une façon d'exprimer mon point de vue au sujet du
souci du détail.
Je vois souvent les gens,
qui d'ordinaire ont l'esprit très ouvert à la protection de
l'environnement, jeter de menus articles à la poubelle. Ce sont des
enveloppes, des bouchons de métal, une bouteille de plastique
consignée. L'objet est embarrassant même si petit, mais il est
hors de question de la traîner quelques mètres de plus; la
gourmande poubelle ne se plaindra jamais qu'on la nourrisse de ce
précieux repas.
Pourquoi alors vous
entretenir au sujet d'un ridicule article qui à lui seul ne causera
pas la destruction des milieux naturels de la municipalité! C'est
parce que j'ai trouvé un type de rebut qui cause un sacré émoi au
sein des services publics. J'ai nommé le gras de bacon.
Vous avez certainement vu
comme moi des photos, propagées à l'aide de nos médias sociaux,
qui montrent des chantiers complets, creusés pour déboucher les
canalisation d'égouts. Les internautes accompagnent ces photos de
grands avertissements : « Oh mon soupir, ne jetez pas vos
restes de cuisson matinale de porc salé dans le lavabo! » Ils
ont raison.
Avez-vous remarqué qu'il
ne s'agit que de quelques millilitres de liquide bouillant dont il
est question dans nos habitudes, ce à raison de quelques fois par
semaine. Car il faut se rappeler que les œufs et le bacon ne sont
pas recommandables de façon quotidienne dans une alimentation
équilibrée. Le sujet est très scientifique et diététique.
Je veux plutôt insister
sur la raison qui nous pousse à tenir compte des effets néfastes
sur l'environnement au sujet d'un élément aux allures très
inoffensives. L'équivalent d'une demi-gorgée de gras de bacon, une
fois tous les trois jours, peut infliger de graves dégâts à la
canalisation de votre municipalité. Personne ne sonnera à votre
porte pour vous le reprocher et aucune enquête médicale ne sera faite à votre intention. Et en plus ce gras est biodégradable!
Ça va, on le savait déjà,
ma grand mère m'a montré comment me servir d'une boîte de conserve
pour me débarrasser du liquide, une fois solide et le mettre aux
ordures, le dossier est clos!
Ici je sens qu'il faut
porter une attention à tous les menus objets qui semblent destinés
au dépotoir, ou à la rue – Dieu ait son asphalte en pitié. Je
pense qu'il nous faut prendre le même regard soucieux avec une
petite enveloppe, un bouchon de métal ou une bouteille de plastique,
qu'avec le gras de bacon. Il faut le conserver jusqu'à lui trouver
un réceptacle le plus approprié possible.
Ainsi on pourra espérer qu'il soit recyclé. Ensuite, ce sera aux
services concernés à en assumer la charge; on ne sait exactement
quel est le véritable chemin d'une matière recyclable, mais au
moins on aura eu le loisir d'avoir aidé au cycle de vie de cet
article.
Car lorsqu'on met le dit
article à la poubelle, en apparence insouciante et gourmande, il se
produit un cercle vicieux, comme on le connait depuis l'ère
industrielle, cheminement horrible qui a si bien gâché notre vie. À ce
moment là le rebut est certain de se diriger vers le dépotoir
auquel la poubelle est garante. L'objet lancé à la casse sera à
coup sûr nouvelle constituante d'une immense montagne, existante ou en progrès,
hyper-toxique par dessus le marché.
J'espère vraiment avoir
mis le doigt sur un élément comparatif qui saura sensibiliser les
derniers citoyens pour qui un petit déchet est plus petit, que
déchet.
dimanche 4 janvier 2015
Droit au but, comme la lettre "r" dans le mot "vraiment"
Plus de doute,
on a vraiment une piste avec cela.
De tout le
temps où j'ai bâti l'organisme Qui ne jette rien et
même avant, en me préoccupant de la réduction des déchets, j'ai
tenté de sensibiliser mon entourage et plein de monde sur ce problème.
Les gens, monsieur et madame Tout-le-monde
se trouvent bien embêtés lorsqu'on leur parle de réfléchir avant
de mettre un objet aux ordures. Enfin, ils sont très content de
savoir que les services de la ville leur donnent un beau bac de
recyclage; ce bac permet de se laver les mains des problèmes
environnementaux! On ne sais pas où vont les papiers et plastiques
qu'on y jette, mais on a fait tout de même un premier effort pour sauver la planète. Mais
ceci est un autre débat.
Je
vais expliquer ma dite piste selon un plan d'affaire que j'ai élaboré
il y a plusieurs années de cela, un service de serviettes lavables
pour les restaurants d'un centre d'achat.
Je
n'ai certainement rien inventé, tout le quartier chinois de Montréal
et tous les restaurants qui respectent leur clientèle un tant soit
peu utilisent déjà de très bonnes serviettes de table en tissus.
Personne ne se plaint de l'hygiène de cet ustensile, pas plus que la
propreté de son bol à soupe. Mon service visait une
clientèle plus large, peut-être décupler l'efficacité du geste
écologique. Il fallait instaurer un local pour laver les tissus et
un employé pour s'occuper de les fournir et de les laver. Longue
histoire courte ça ressemble à ça.
De
multiples réactions ont épicé la recherche de mon projet, et ça
ressemblait surtout au fait qu'on ne veut pas utiliser le Kleenex de
quelqu'un qui s'est mouché dedans. C'est grossier comme approche,
mais ce commentaire revient souvent.
Je
vais vous dire, l' « éco-freak» que je suis ne reviendra
jamais sur l'utilisation des mouchoirs lavables qui ont fait tant
souffrir nos ancêtres, (les mères surtout). On a tant entendu
d'histoires de mères qui, à l'aide de planche à laver, devaient
décrotter tout ça, et j'arrête là une poésie scatophile qui
pourrait me mener loin... Enfin je crois que les hommes de ces femmes
ont dû évaluer cette activité comme une passion pour leur épouse,
avoir le choix entre le fouet et les résidus nasaux, je me demande
lequel me fait plus vomir?
Une
alternative serait simple, il faut faire la liste des résidus dont
on est obligé de se débarrasser totalement dans notre vie courante.
Le premier exemple si bien pré-cité en prose est le second sur la
liste, juste avant les restes corporels que l'on évacue par le bas
du corps. Ensuite il y a... plusieurs autres choses, et ceci est la
fin de la citation.
Mais
j'aimerais qu'on envisage de prendre soin de certains résidus assez
inoffensifs comme la nourriture prise coin de la bouche que l'on
essuie doucement avec un le premier artéfact dont on dispose. Cette
miette de pain, ou cette trace de lait n'envenimera personne. En
utilisant une serviette lavable, et lavée, on arrive à s'essuyer
les contours buccaux de façon très efficace. En fait, ces pièces
de linge sont si bien tissées que certains ménages n'hésitent pas
à les remettre avec le couvert après les avoir secouées et repliées.
Cette dernière pratique est étonnante, mais en pratique très
sécuritaire.
Bon voilà, j'ai entamé la
discussion, on pourrait aujourd'hui dresser la liste des articles
qu'il est possible de réutiliser pour enfin établir une véritable
réduction de nos achats inutiles, et tout le monde est le bienvenu à
contribuer à cette recherche.
Il
faut aussi penser à comment nous pouvons créer une synergie. Une
pratique comme celle de l'utilisation de serviettes de table lavables
ne doit pas se limiter à une communauté fermée du reste du monde,
pointée du doigt pour des pratiques jugées insalubres. Nous devons
démontrer que cette habitude est faisable, enviable, enfin donner le
goût aux gens de tenter l'expérience.
Nos aspirations écologiques ne sont
pas si loin de nos habitudes; il suffit de les prendre comme des
cornes dans nos expressions favorites. Va pour la poésie...
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